Lors de la visite d’un peintre, celui-ci nous montre ses œuvres et sur l’une des photos, un slogan « mon papa et ma maman sont vivants, mais je suis orphelin » ; il nous raconte alors comment dans les villages, des familles rejettent certains de leurs enfants, selon des critères assez farfelus. Comme par exemple le fait qu’il soit arrivé par les pieds lors de l’accouchement, ou encore parce que ses 1ères dents sont arrivées sur la mâchoire du bas et pas du haut, ou même qu’il soit né avec des dents … Pour toutes ces raisons, ces enfants, pourtant pas orphelins se retrouvaient complètement abandonnés et rejetés de leur village. Un prêtre a alors pris fait et cause pour eux, les as recueillis pour les faire adoptés ou encore sensibiliser les villageois pour que plus grands les enfants puissent rejoindre leur village … dur !

Plus léger, en arrivant au Bénin, j’ai très vite remarqué que les Béninois avaient un sujet de prédilection : le rapport entre les hommes et les femmes. Sujet ô combien universel ! Gado (de culture musulmane) malgré sa jeunesse, est encore très imprégné du schéma où l’homme est le maître dans la maison et la femme à son service : l’homme parle, la femme obéit. L’homme peut avoir plusieurs compagnes, la femme hors de question. Son ancien Directeur, peut-être un peu plus ouvert (grâce à la télévision), est conscient que cela peut se passer autrement. En revanche la curiosité de savoir comment ça se passe chez nous est souvent abordée… Au détour de la conversation, celui-ci m’avoue d’ailleurs qu’il rêve de pouvoir avoir des rapports avec une blanche !! Ô Secours !! Je vous rassure, il ne m’a pas sauté dessus ! :) Ca a le mérite d’être franc, mais il faut avoir un sacré sens de la répartie !!